lundi 22 mai 2017

Un dimanche (normal) à Alfred Faure

Alors que la neige commence à s'installer, quelques hivernants se sont livrés hier à l'exercice de la promenade dominicale vers le Branca. L'occasion de se donner bonne conscience après le traditionnel repas amélioré du dimanche - le départ est dans 90 jours, il est temps de faire un peu d'exercice !

En montant vers le Mont Branca, on distingue bien les grains au-dessus du canal des Orques - Photos : Régis GLIERE

L'occasion également d'admirer quelques sommets enneigés et de prendre le grand air, alors que s'annonce une semaine à la météo compliquée (vents forts et pluie). La montée au Branca permet presque toujours d'admirer les sommets proches et lointains à la fois des Monts Jules Verne et du Mischief notamment.
 
Savez-vous à présent reconnaître les différents sommets ?

Et en redescendant, un pâle soleil illuminait quelques instants notre chère Ile de l'Est au loin, faisant briller ses hauteurs blanches.


Des plaisirs simples mais vivifiants. Tout le monde n'a pas à portée de main une île déserte pour s'aérer, après tout !

Bonne semaine à tous les lecteurs du blog !

vendredi 19 mai 2017

Information du jour : nouveaux navires

Un hivernant nous faisait part avant-hier une information parue dans le JIR - il s'agit du Journal de l’Ile de la Réunion, très apprécié par nos contractuels réunionnais notamment, dont nous disposons chaque jour via notre FTP.

Extrait du JIR du 16 mai (cliquer pour agrandir)

Le nouvel Astrolabe sera donc opérationnel pour sa première rotation en Terre-Adélie à la fin de l'année, à la suite de la mise à la retraite du mythique Astrolabe I en début d'année après 30 ans de bons et loyaux services.

L'ancien Astrolabe - Photo : Arnaud LAINE

Quant au B2M Champlain, il appartient à une nouvelle classe de navires de la Marine Nationale, les navires de classe ... d'Entrecasteaux. Oui, le monde est petit, car les falaises d'Entrecasteaux sont aussi le nom donné au sans doute plus célèbre, ou en tous cas plus beau site de l'île d''Amsterdam.

Photo : Laurent LE GUINIEC

Antoine Bruny d'Entrecasteaux est un navigateur français du XVIII° siècle, mort du scorbut en 1791 au cours d'une expédition lancée à la recherche du célèbre La Pérouse, qui a quant à lui donné son nom à la Baie éponyme de Crozet, et à la cabane qui se trouve non loin. Ces noms évocateurs nous rappellent au quotidien que la découverte de nos îles fut réalisée par de grands navigateurs - pour ce qui nous concerne, Marc-Joseph Marion-Dufresne et son second, Julien Crozet.

La Baie du La Pérouse - Photos : Régis GLIERE
La cabane, avec le Mischief au-dessus

Revenons au Champlain, et souvenez-vous de cet article récent. Les B2M sont justement conçus pour répondre entre autres aux besoins de surveillance des immenses ZEE françaises, avec une autonomie en mer importante et une disponibilité sur l'année élevée. Le Champlain est le troisième d'une série de quatre navires, le premier (le D'Entrecasteaux) étant affecté à la Nouvelle-Calédonie, et le second, le Bougainville, en Polynésie Française. Bougainville, autre navigateur célèbre qui a donné son nom à la Pointe du même nom non loin de la Base Alfred Faure... Le quatrième sera affecté quant à lui aux Antilles.

Le Champlain - Photo : © Marine Nationale

Ces navires, comme leur nom l'indique, sont remarquables pour leur polyvalence  : surveillance des ZEE, projection de forces, sauvetage et assistance en mer, soutien logistique, avec un pont de travail important, lutte contre la pollution maritime, etc. Les B2M sont ainsi équipés :

- d'un câble de traction pour remorquer un navire
- de canons à eau de capacité 500m3/h pour éteindre un bâtiment en feu
- d'une cuve de 10000L de produit dispersant pour lutter contre les nappes d'hydrocarbures, ainsi que de possibilité de deploiement de barrages et autres équipements
- d'installations dédiées à la plongée pour accueillir des nageurs de combats
- de la possibilité de récupérer des ECUME et autres embarcations de commandos marine par aérolargage

Aerolargage d'une ECUME (embarcation commando à usages multiples) et récupération par un BATRAL - © Marine Nationale



   - de semi-rigides pouvant atteindre 30 nœuds et être armés, pour l'interception dans le cadre de mission de police des pêches ou de lutte contre le trafic illégal
- d'un chaland de 9m, de 40cm de tirant d'eau pouvant passer les récifs coralliens, et donc débarquer du matériel ou des petits véhicules sur des iles comme celles des Eparses
- de systèmes de stabilisation favorisant les opérations en mer par mer forte, ainsi que du positionnement dynamique qui permet de tenir un mouillage sans utiliser l'ancre, notamment dans des zones protégées avec le risque d'abîmer les fonds marins
- de moyens de détection de haut niveau, ainsi que pour le Champlain, du système COMCEPT permettant de recevoir des communications haut-débit
- d'une salle de soins
- de locaux de rétention
- etc.

Le pont de travail du Champlain - Photo : © Michel FLOCH

Capables d'atteindre 14 nœuds, ils mesurent 65 mètres de longueur pour une largeur de 14 mètres, et peuvent déplacer 2300 tonnes en charge. Avec deux équipages de 23 membres chacun se relayant, leur présence en mer pourra atteindre 200 jours par an. Ils peuvent en outre accueillir 17 passagers supplémentaires. Après le désarmement de l'Albatros en 2016 (voir son dernier passage à Crozet en 2015 ici), et avec le vieillissement du patrouilleur Le Malin, ces nouveaux moyens, bien calibrés pour les besoins du temps présent, sont donc les bienvenus. 

Le D'Entrecasteaux - Photo : © MER ET MARINE -Vincent GROIZELEAU

Plus de photos de l'Astrolabe II ici, à son arrivée à Concarneau :

https://arctique-antarctique-hurtigruten.blogspot.fr/2017/01/arrivee-du-futur-lastrolabe-concarneau.html

mercredi 17 mai 2017

Photo du jour : les journées raccourcissent

La photo du jour, ce sont la base et l'île de l'Est à 17h aujourd'hui. A un mois de la midwinter, c'est-à-dire du solstice d'hiver, les journées sont de plus en plus courtes. Celle qui vient de s'achever était, de façon inattendue au vu des prévisions, des plus agréables : presque pas de vent et d'une grande douceur.

Photos : Régis GLIERE

En se retournant, on aurait dit qu'un grand frère du mont Branca était subitement apparu derrière lui  :


Ces drôles de nuages étaient un peu plus tôt illuminés par le soleil couchant, mais nous n'avons malheureusement pas réussi à les saisir à temps.  


Quelques instants merveilleux pour finir une journée si douce ! 

lundi 15 mai 2017

Orques - la déprédation

A la suite du dernier article, un lecteur nous demandait ce qu'il en est de la population d'orques de Crozet. Je vous propose pour y répondre un lien vers un excellent article sur le sujet, paru sur le blog "le monde philatélique" du monde.fr en 2015 :


"Les orques ont été victimes de la pêche illégale de la légine, dans les années 1995-2002, années durant lesquelles jusqu’à 27 navires braconniers exerçaient dans les parages de Crozet. Mais, du fait de la baisse des stocks disponibles de légines et qu’elles pouvaient se servir en fournissant de moindres efforts (de plongée en particulier), les orques ont commencé à « inter-réagir » pour se servir et intercepter les poissons à la remontée des lignes ! [...]


Le paradoxe, c’est que les orques qui n’interagissent pas avec la pêche ne parviennent pas à se reproduire correctement et leurs taux de reproduction, quasi nul, les condamne à disparaître à moyen terme. Les groupes qui prélèvent des légines sur les lignes ont un taux de reproduction «normal», soit un petit tous les 5 ans. Ces orques sont devenues « pêcherie-dépendantes »."

Orque devant la colonie de manchots papous - Photo : Marine BENOISTE (manchologue mission 53)

Comme on le voit, la déprédation constitue une réelle problématique, tant pour les populations d'orques, qui serait devenues dépendantes à la pêche, que pour les pêcheurs, qui perdent eux-mêmes jusqu'à un tiers de leur lignes (pour un déficit estimé à 60M d'euros sur la période 2003-2012). Presque chaque semaine, nous recevons en même temps que les "avipêches" des palangriers sur zone, qui récapitulent le niveau et la nature de leurs prises, des commentaires sur le niveau de la déprédation : celle-ci atteint parfois des sommets.

Les pêcheurs n'ont généralement pas d'autres solutions que de tenter de mettre le maximum de distance entre eux et les orques, mais ces derniers semblent reconnaître à coup sûr le bruit des moteurs. Et lorsque toutes les secteurs de pêche sont plein, il leur est impossible de quitter le leur. Toutes les techniques utilisées jusqu'à maintenant pour limiter la déprédation se sont en effet avérées globalement infructueuses.

Orques et son petit en BdM - Photo : Marine BENOISTE

Nous recevions d'ailleurs début février derniers deux thésards du CEBC, centre de recherche de Chizé mentionné dans l'article du Monde. Encadrées par C. GUINET, lui-même ancien hivernant à Crozet à la fin des années 80, leurs thèses visent à mieux comprendre ce phénomène ainsi que ses conséquences démographiques et économique.

  • En reprenant les travaux réalisés par Paul Tixier sur les orques de Crozet, analyse des données de pêche, pour savoir si nous pouvons agir sur les pratiques de pêche pour limiter cette fois-ci, la déprédation par les cachalots.
  • Analyses socio-économiques : évaluation des coûts directs de la déprédation et des coûts indirects (temps de pêche, carburant, masse salariale supplémentaires).
  • Analyse démographique (survie, reproduction, taille des populations) avec les données de photo-identification obtenues jusque 2015 et disponibles au CEBC.
  • Analyse de l’évolution du taux d’interaction sur la période de pêche et analyse du réseau social afin de comprendre comment s’est propagé ce comportement de déprédation à l’échelle populationnelle.
  • Analyse des différences intergroupes (orques) ou inter-individus (cachalots) de la distribution spatio-temporelle des interactions pour identifier les zones de pêche à plus forte susceptibilité d’interaction.
  • Le premier objectif visera à expliquer les variations de taux d’interaction observées d’un navire de pêche à l’autre. Certains bateaux aux caractéristiques sensiblement identiques (« sisterships ») subissent des taux de déprédation fortement différents. L’une des voies de recherche est d’essayer de déterminer si ces variations de susceptibilités à la déprédation sont dues aux différences de pratiques de pêche selon les capitaines de pêche (i.e. approche opérationnelle) ou à des caractéristiques  intrinsèques aux navires, tout particulièrement en ce qui concerne les signaux acoustiques générés lors des opérations de pêche. Les signatures acoustiques seront enregistrées lors du filage et du virage par une ligne verticale de 4 hydrophones déployée à partir des palangriers. 
  • Le deuxième objectif sera de déterminer à quelle profondeur et à quel moment les deux espèces interagissent avec les palangres (en fonction des profondeurs de pêche). Pour cela la ligne de 4 hydrophones sera utilisée comme traqueur acoustique, permettant de localiser spatialement chaque son émis par les cétacés, en distance et profondeur par rapport aux hydrophones.

Départ des deux scientifiques sur l'Ile Bourbon réalisé lors d'une escale le 3 février dernier - Photo : Régis GLIERE


Ces derniers ont embarqué entre janvier et mars sur des palangriers pour réaliser leur étude. Entre deux navires, et pour faire quelques réparations sur leur matériel, ils ont débarqué quelques jours sur le district, ce qui nous a permis d'échanger avec eux sur ces problématiques. Des discussions très intéressantes, au cours desquelles ils nous ont expliqué quelques unes de leurs hypothèses de travail.

A noter qu'une partie de ces recherches sont financées par un nouveau programme auquel les armateurs sont partie prenante, dénommé "OrcaDepred", qui a pour but "d'apporter des informations précises sur le processus de déprédation de la légine et de tester des méthodes de pêche susceptibles de supprimer la déprédation tout en restant compatible avec les enjeux de la pêche australe." On suspecte par exemple que les orques pourraient détecter les changements de régime des moteurs des navires lors de la remontée des lignes et l'assimileraient à la nourriture - hypothèse étudiée par la thèse de Gaëtan.

Ce bonbon s'en est tiré juste à temps ! - Photo : Marine BENOISTE




Vous aurez peut-être également noté en suivant les liens que ce comportement spécifique ne se retrouve qu'à Crozet. La déprédation n'est en effet pas un comportement observable chez les orques de Kerguelen. Celle-ci est quasi-exclusivement le fait des cachalots. 

Beaucoup reste à comprendre, donc, dans le comportement de ce mammifère marin. Si un jour sont trouvées des techniques limitant la déprédation, il n'en reste pas moins que sa survie à long terme est une inconnue, entre tueries vraisemblablement pratiquées par les braconniers en-dehors de la ZEE française et dépendance à la pêcherie des orques de Crozet.



vendredi 12 mai 2017

Photo de la semaine : le retour des orques

Photos : Nicolas MOULIN (ornithologue)

Les orques n'avaient plus été aperçus sur nos côtes depuis un bon bout de temps. Nous savions par contre par les rapports des COPEC - c'est le nom donné aux contrôleurs de pêche travaillant à bord des palangriers opérant sur la zone - qu'ils étaient toujours présents en masse derrière les lignes, attendant la remontée de juteuses légines pour se nourrir à moindre frais. Depuis samedi, plus aucun palangrier n'opère sur la ZEE. Est-ce pour cela qu'ils sont revenus ?


Ces magnifiques photos remontent en réalité à une observation faite en décembre dernier en BdM, lorsque les orques étaient visibles très fréquemment. Nous les devons à l’œil affuté de notre ornitho, Nicolas.

Ce bonbon n'en a vraisemblablement plus pour longtemps ...

Pour apprendre à son petit à chasser, la mère n'hésite pas à faire une démonstration de la technique à mettre en œuvre, puis à laisser le petit faire le travail. Les orques sont en effet une espèce très sociable, capable d'apprentissage et d'adaptation.Sur les impressionnantes photos ci-dessous, on voit ainsi une adulte étourdir un bonbon en le projetant carrément hors de l'eau.
 

 


Tout ceci bien sûr à quelques encablures de la plage... Des observations incroyables. A noter à ce propos l'annonce récente de la fin des parcs animaliers à orques en France (article récent ici) après celle des USA (voir là). Citons malheureusement la fin du second article : 

"Si les États-Unis ouvrent la voie à la fin de l’exploitation des orques dans un but ludique, ce n’est pas le cas dans le reste du monde. Les spectacles mettant en scène des orques se développent très fortement dans les pays émergents, notamment dans les monarchies du Golfe, en Chine et en Inde, et sur le continent africain."

mardi 9 mai 2017

Cérémonie du 8 mai

Hier avait lieu sur le district la traditionnelle cérémonie du 8 mai en hommage aux combattants et morts de la Seconde Guerre mondiale. Le détachement avait donc revêtu la tenue des grands jours pour le salut au drapeau, la lecture du message du Secrétaire d’État aux anciens combattants (lire le message en entier ici) et l'hommage aux morts.

Lecture du message de Monsieur le Secrétaire d’État - Photo : Adrien DABET

Après la traditionnelle revue des troupes, la montée du drapeau a été réalisée par un personnel de l'Armée de l'air, accompagnée par la sonnerie des couleurs. Puis retentissait la Marseillaise, avant que ne soit lue l'allocution, sous les drapeaux respectifs des TAAF, de la France, et de l'Union Européenne.


Montée du drapeau - Photo : Anne-Claire BARETS



Ce message a particulièrement insisté sur l'importance de la construction européenne, pour que plus jamais ne puisse se reproduire la guerre fratricide d'il y a 75 ans, ainsi que les terribles massacres de cette période.


Photo : Denis Michaux


***

Après ce moment de recueillement collectif avait lieu le traditionnel vin d'honneur. Toute la mission 54 s'est alors retrouvée en VieCom, improvisant une photo de mission pour l'occasion.

Les 23 hivernants de la mission 54 au grand complet ! - Photo : DM

Ensuite, tout le monde a pu partager le délicieux repas - encore un - préparé par Jo et Jean-René (ci-dessus dans leur tablier des grands jours plus blanc que blanc). 

Légine et Saint-Jacques pour débuter ... - Photo : DM
 
... magret de canard pour continuer - Photo : France MERCIER
Sans parler du trou normand à la vodka de premier choix donnée en cadeau par l'expédition ACE. Plus d'information sur le passage de l'Akademyk Treshnikov en janvier dernier lors d'un prochain article - Photo : DM

Enfin, ce jour était aussi par une curieuse coïncidence celui d'ancienne fête du "Père 100". Celle-ci remonte à l'époque du service militaire : les appelés fêtaient le compte à rebours de la fin de leur service 100 jours avant la fin. Elle était également célébrée sur les districts à l'époque où les scientifiques, qui viennent désormais sous le statut de VSC (Volontaires de Service Civique), étaient engagés comme VAT (Volontaires à l'Aide Technique), un statut militaire supprimé en 2010 et remplacé alors par le Service Civique. Dans les années 60, l'un des porcelets engraissés était sacrifié ce jour-là, ce qui devait, on l'imagine aisément, bien agrémenter le menu du midi, nos prédécesseurs ne disposant pas comme nous de grands congélateurs...

Quant à nous, nous réalisons donc à quel point le séjour ici passe vite. Les personnels du détachement connaissent à présent tous leurs successeurs. Tandis qu'arrive l'hiver, nous avons plus que jamais conscience qu'il nous faut profiter de chaque instant de cette aventure hors-norme.


Photo : DM
Photo : DM

mercredi 3 mai 2017

Réponse 2 : depuis les Monts Jules Verne

Et la bonne réponse à la question 2 était : depuis les Monts Jules Verne !

C'est depuis la zone en rouge qu'a été prise la photo de l'île aux Cochons surnageant de la mer de nuage

On monte habituellement sur ces Monts depuis la cabane (arbec) de Pointe-Basse, que vous voyez sur la gauche du cercle rouge. Ceux-ci culminent à 789 mètres, formant un cirque autour de la Baie du Petit Caporal.

Le cirque formé par les Monts Jules Verne, vu depuis le Cap de la Meurthe - Photo : Régis GLIERE

Concernant l'origine de ce nom, le guide des toponymes ne nous renseigne pas vraiment : nous savons juste qu'ils furent baptisés ainsi en 1962 par la 1ère mission ayant débarqué à Crozet.  Quoiqu'il en soit, ils offrent l'occasion de superbes vues, comme celle prise ci-dessous la même journée que la photo de l'île aux Cochons.

Panorama de rêve depuis la montée vers les Monts Jules Verne - Photo : Adrien DABET

Quant aux deux autres îles, c'est cette fois Isabelle qui a trouvé : la première est bien l'île aux Pingouins. La seconde photo, sur laquelle on aperçoit trois îlots, montre l'ensemble constitué par les Apôtres. Il était cependant difficile de s'y retrouver dans repère. Dans le panoramique ci-dessous, pris par Maxime LOUBON depuis les pentes du Cap du Galliéni en août 2011 (48ème mission), on distingue bien les trois îles... du moins si la photo n'était pas aussi compressée pour les besoins du blog.

Les trois îles Froides prises en août 2011. A cause du niveau de compression, on  distingue surtout l'île aux Cochons au centre ; mais en bonne qualité, il permet de bien faire la différence entre les Apôtres à sa droite et les Pingouins à sa gauche - Photo : Maxime LOUBON

On remarque bien ces différences sur la carte dressée en 1838 lors du passage de l'Héroïne (souvenez-vous de ce récent article). Quant à l'île aux Cochons, impossible de la manquer quand on compare la photo du 30 avril et le croquis ci-dessous.

Merci à X. LANGLET pour la transmission de ce document d'archives

Il y aurait beaucoup à dire sur les îles Froides, aujourd'hui toutes classées en réserve intégrale, donc totalement interdites d'accès. Dans le passé, un certain nombre de missions a par exemple eu lieu sur l'île aux Cochons, sur laquelle un sismographe était installé. Mais cette histoire fera l'objet d'un article dans quelques temps.

mardi 2 mai 2017

Réponse 1 : l'île au Cochons !

Et la bonne réponse était : l'île aux Cochons !

Bien que distantes d'environ 110km, les trois îles froides (Apôtres, Cochons, et Pingouins) sont visibles à l’œil nu par jour de beau temps depuis l'ouest de l'île, à la condition que la fameuse mer de nuages qui se forme très régulièrement lorsque le soleil est au rendez-vous ne vienne pas masquer l'horizon.

On peut les apercevoir par exemple depuis le Cap du Galliéni, la Vallée des Géants, ou encore depuis la zone de Pointe-Basse : nul besoin d'être forcément en hauteur, donc. Ci-dessous, voici une observation réalisée fin septembre lors de la mission 51, depuis Pointe-Basse et le Jardin Japonais. Les photos sont de Mickaël PARISOT, chef Centrale de cette mission, actuellement à Ker comme responsable des moyens nautiques.

L'île aux Cochons, sans doute photographiée avec un bel objectif - Photos : Mickaël PARISOT



Maintenant, à vous de nous dire quelles sont les deux autres îles sur les photos non légendées ci-dessous : Apôtres ou Pingouins ?

Et comme personne n'a trouvé la réponse à la question 2 ("D'où la photo de l'île aux Cochons a été prise ?" ), voici un indice ci-dessous, sachant que l'île est sur la droite.

Une photo plus large prise au même moment - Photo : Adrien DABET

Avec toutes ces indications, vous devriez à présent trouver sans difficulté !

lundi 1 mai 2017

Photo de la semaine : quelle est cette île ?

La photo de la semaine, c'est cette île photographiée depuis la nôtre par Adrien DABET, le gener de la mission 54.


Alors :

1) Quelle est cette île ?

2) Et comme la réponse est facile pour celles et ceux qui nous suivent régulièrement : d'où a-t-elle été photographiée ?

A vos commentaires !

Joyeux 1er mai à tous !